15 au 19 juin
Nous voilà à Puerto Natales. Il fait froid et la ville est vide. Nous trouvons une super auberge de jeunesse. Propre, chaleureuse et spacieuse; vu le nombre de jours que nous y passerons, ce fut un bon choix.
Nous passerons 5 jours ici et nous aurons le temps de découvrir le charme de cette petite ville qui n’est pas (mais alors vraiment pas) visible au premier abord. Nous y avons parcouru les rues enneigées avec plaisir,
nous avons glissés à toutes les heures sur ses routes glacées,
nous nous sommes trempées les pieds sur ses flaques gelées et Théandre s’est mouillé les fesses sur les jeux recouverts.
Nous l’avons bien aimé cette ville. Et puis, comme dans le fond, il n’y a pas grand chose à y faire, nous sommes revenus au fondamentaux des activités de groupe: manger.
Ce fut l’occasion de goûter au pâtes au guacamole (je confirme donc que l’avocat va avec TOUT!) et des laisser les autres cuisiner (sachant que de base, seul Vianney cuisine).
Peut être vous demandez vous pourquoi nous sommes restés aussi longtemps si les seules activités consistaient à manger, boire et faire de la luge.
Et bien, tout comme à Ushuaia, nous n’avons pas trop eu le choix.
Puerto Natales est connu pour son parc Torres del Paine. Superbe parc avec des treks magnifiques, des auberges et des abris éco et accueillants. Bref, le paradis de la nature.
Nous étions super motivé et avons loué une voiture pour y aller.
Il avait neigé de façon exceptionnelle la veille mais nous avions décidé de passer outre. Il fallait nous sortir de notre cycle infernal de ce sud qui ne nous voulait pas.
Malheureusement, la volonté seule ne suffit pas. Arrivés à l’entrée du parc, nous apprenons que les sentiers balisés ouverts la veille sont aujourd’hui fermés. On nous confirme qu’un seul abri est ouvert et qu’il est à 6h de marche dans la neige. On nous achève en nous disant le prix pour une après-midi et en nous annonçant « il n’y a vraiment rien à voir à cette saison ».
Voilà comment s’achève notre épopée touristique de la ville. Alors, au retour, nous nous occupons avec notre seule fidèle alliée: la luge. Nous inventons de nouveaux jeux et profitons de la neige pour faire de belles photos.
Blague à part, nous avouons tous que ce parc à l’air magnifique et que camper dans ce lieu doit être unique. C’est une des rares fois où Vianney et moi nous nous disons que revenir à la bonne saison dans le sud de l’Amérique du Sud est une idée tant nous avons raté de choses qui paraissaient exceptionnelles: ce parc, les îles Magellan, l’Antarctique, le parc de la terre du feu et (surtout) grimper sur le glacier de Perito Moreno.
Je ne peux que remarquer depuis quelques posts que malgré que nous nous amusions bien, le ton est plus à ce que nous ratons et je me suis demandée si je ne devais parler que de ce que nous faisions et omettre ce que nous rations. Mais c’est plus fort que moi, si je n’écris pas ce que l’on ne peut faire, j’oublierai et nous ne reviendrons pas. Vous devrez donc continuer à lire nos coup de cœur et nos déceptions.
En parlant de déception, notre séjour à Puero Natales ne s’est pas terminé sur de jolies glissades. Nous étions descendus par l’Argentine car le bâteau que nous voulions prendre pour descendre le Chili ne correspondait pas à nos dates. Nous voulions donc le prendre pour remonter le Chili.
L’embarquement se fait à Puerto Natales et nous collions parfaitement aux dates. Les 3 autres français du groupe partaient de leur côté pour le glacier de Perito Moreno et nous deviosn nous retrouver dans 5 jours à Puerto Mont à l’arrivée du bâteau.
La théorie était bien, la pratique était différente.
La bateau eut finalement 5 jours de retard pour cause de tempête. Nous ne voulions pas rester plus longtemps dans la ville et avons du, à regret, renoncer au voyage. Nous voulions prendre l’avion mais ils étaient annulé pour cause de tempête. Nous avons voulu prendre le bus mais ils étaient annulés pour cause de neige.
De leur côté, les français ne pouvaient nous rejoindre car la route 40 était fermée pour cause de neige. L’Argentine n’a que deux routes, la 40 et la 3. Si la route est fermée il faut prendre l’autre qui est à l’opposé. En résumé, il faut refaire son itinéraire.
Finalement, nous redescendons vers le sud pour reprendre un autre bus et retourner en Argentine (et un nouveau tampon Argentine). Nous voyagerons pendant une journée pour arriver dans la ville de transit de Rio Gallegos. Nous y retrouverons les français qui sont désormais accompagnés d’un belge. Nous voulons partir vers le Nord. J’ajouterai presque que nous voulons quitter l’Argentine et le Chili mais c’est un peu extrême. Nous voulons juste pouvoir faire quelque chose en entier, pouvoir faire un post sans qu’il se termine par un « mais ».
Les conditions météo étant ce qu’elles sont, nous ne retournerons surement pas au Chili et ne verrons surement pas l’île de Chiloé réputée pour être si jolie. Nous renonçons également à skier à Bariloche, station avec la plus belle neige d’Amérique du Sud. Pour une fois que la station était ouverte.
Courage…..
Ici aussi, il neige (dans le nord des alpes). Et c’est l’été…
De votre côté, c’est l’hiver. Profitez juste, et pas de découragement, vous ne nous avez pas habitué à ça….
Bises,
André.
Pouvoir coché toute les cases , fait, fait,fait serais vraiment pas fidèle a vivre une épopée. Moi j’aime de toute manière entendre toute l’histoire, la vraie, celle ou la météo, les pertes en route et aussi , la météo en positif, des rencontres, votre vie quoim’interesse tout autant car quand il faut revoir son itinéraire on se demande toujours ou cela va mener? Donc on s’accroche au feuilleton!! Pâtes a la guacamole on essayera a votre retour. Pour le moment vous êtes bien installés dans la position Froid intense. Vivement que vous soyez alléger de tout cet atirrail
Vivement des tongues et maillots. Bisous Anne
Nous suivons tout et tous les matins j’ouvre avec impatience ma boite mail, et heureusement je suis rarement déçue, et j’ai le plaisir de découvrir un nouvel épisode de votre épopée.
Anaïs et moi, avons regardé avec envie vos glissades, le patinage et vos fabuleux sauts. Vianney a gagné.
Gros bisous.
Anaïs confirme qu’elle n’aime pas trop partager sa chambre avec 30 autres trekkers.
Je ne suis jamais parvenue jusqu’au parc de « Torres del Paine » mais il parait splendide et reste sur la liste des endroits a visiter, que ce soit a pied ou a cheval. Ceci dit, la luge derriere la voiture semble tout aussi amusant que les cavalcades, quoique la vue soit un peu plus restrainte!
« Restreinte », pardon. L’ennui, avec cette machine est qu’une fois que la souris a appuye sur « post comment », il n’y a pas moyen de recuperer le texte pour le corriger.
Tiens, Aude, est-ce toi qui a redige en espagnol l’avis concernant la perte de Doudou?
Non, tu te doutes bien que nous avons demandé de l’aide à une gentille jeune fille de l’auberge
J’avais vu la luge derrière la voiture… no comment!